La mission a constaté que, pendant la période qui a précédé l’attaque
militaire israélienne contre Ghaza, Israël a imposé un blocus
équivalent à un châtiment collectif et a mené une politique
systématique d’isolement du territoire.
56 Prix Nobel, 202 eurodéputés, mais aussi Michel Rocard, Yasmina
Khadra, Martin Gray, Noam Chomsky... cosignent l'appel "Ouvrez les
portes" pour demander la levée définitive du siège de Gaza. "Un million
et demi de personnes restent enfermées, soumises à l’arbitraire le plus
total"
Etonnés par les déclarations publiques faites par les candidats de la
liste Dieudonné, Soral, Gouasmi, dite "antisioniste", qui affirment
avoir le soutien du Hamas, à l’occasion des élections européennes, nous
avons pris la peine de poser la question à des responsables du Hamas,
dans la bande de Gaza.
Sommes-nous
bien informés sur Gaza, le Hamas, l’Histoire ? Pourquoi ce divorce
entre l’opinion des "Vieux Européens" et les citoyens d’origine
immigrée ? Que peut-on faire pour surmonter ce fossé ? Michel Collon,
spécialiste des conflits, répond aux questions « provocantes » de
l’hebdomadaire belge Solidaire.
En ces jours cruciaux où tous les regards se tournent vers la Palestine, terre des prophéties et messages divins, et plus particulièrement vers Gaza, théâtre d’une tragédie humaine sans commune mesure, un grand nombre d’entre nous se sent envahi par un sentiment mélangeant colère, impuissance et désarroi.
Ceci, alors que la communauté internationale demeure immobile face à cette folie meurtrière qui anime l’Etat d’Israël nullement enclin à écouter la voix de la raison, sans parler de la partialité traditionnelle de certaines grandes puissances qui ne ménagent pas leurs efforts pour saborder toute résolution internationale susceptible de mettre fin à ce carnage indescriptible.
De vaines condamnations par-ci et quelques balais diplomatiques par-là parviendront-ils à lever cet état d’impunité dont jouit Israël ?
Actuellement, nous assistons tous à un génocide barbare et haineux de la part d’un Etat qui s’est bâti sous la « mesquinerie de la victimisation ». Il s’agit-là d’une « guerre » inéquitable menée par un Etat militariste contre une région dont la majorité de ses habitants est civile et désarmée. Nos contestations en tant qu’Européens sont souvent en direction des pouvoirs arabo-musulmans qui restent spectateurs face à ce qui arrive, prés de chez eux, au peuple palestinien et, surtout à Gaza. Mais, on peut aussi s’interroger sur l’attitude de l’Europe et de la France, qui malgré leur soi-disant attachement aux Droits de l’Homme, n’ont pas l’air d’accorder une grande valeur à l’Homme palestinien.
La
barbarie de l’armée israélienne commet, en direct, un génocide sans
précédent contre la population palestinienne : Plus de 380 morts et
plus de 1700 blessés en 2 jours et la folie sanguinaire de l’armée
israélienne annonce le pire.
Devant
l’ampleur de ce crime contre l’humanité perpétré par l’armée
d’occupation israélienne, l’UOIF appelle toutes les femmes et tous les
hommes épris de paix et de justice à se mobiliser et à s’exprimer
rapidement pour arrêter ce génocide. Le silence n’est plus permis. Ce
massacre de masse ne peut passer sous silence.
Est-il
possible, aujourd’hui, de voir se propager sous nos yeux des formes
évidentes de barbarie, sans que des mesures concrètes soient prises
pour empêcher les assassins d’agir ?
Est-il
possible de voir la bande de Gaza soumise depuis des mois à un embargo
inhumain, ses enfants, ses femmes et ses vieillards souffrant de
malnutrition et décimés par la maladie, refusant de mourir asphyxiés,
se défendant par des armes rudimentaires, exposés à des ripostes
sanglantes, qui touchent aussi bien les civils que les soldats, de voir
ainsi Gaza sans que cela n’entraîne une réaction et une condamnation
sans appel des crimes de guerre de Tsahal ?